
L’entrepôt moderne, soumis aux lois du marché qui imposent fortement efficacité, qualité de service et maîtrise des coûts, réagit en augmentant ses performances afin de rester compétitif.
Les voies suivies pour faire face à ces enjeux sont principalement au nombre de trois :
1. L’automatisation de la manutention des matériaux
Il s’agit d’une voie limitée aux installations de grande dimension en matière de flux et/ou de stocks, ou à des conditions ergonomiques et opérationnelles particulières. Elle est presque toujours exigeante sur les plans financier, technique, conceptuel et en matière de délais de réalisation.
Toutefois, lorsque les conditions le permettent, les entreprises, généralement de grande taille, n’hésitent pas à l’adopter. Cela se produit plus facilement et avec moins de doutes stratégiques dans les secteurs arrivés à maturité, comme l’automobile, l’agroalimentaire, le pharmaceutique, etc. Mais il est également fréquent de voir des applications d’automatisation dans des entreprises de petite taille, dans certaines sections de l’installation, par exemple pour de petites pièces à forte valeur et à fort trafic, des produits à rotation rapide ou best-sellers, qui justifient ce choix par leurs caractéristiques particulières.
2. L’automatisation de sections très ciblées de l’installation
Cette approche consiste à utiliser des machines automatiques, comme des carrousels verticaux et horizontaux, des magasins à tiroirs translatifs, des applications à point de décision avec systèmes de transport légers et zones tampons, des systèmes de pick-to-light ou put-to-light, etc.
Ces solutions permettent de résoudre efficacement certaines composantes de flux particulièrement critiques, typiques de tout entrepôt, qui doivent être traitées par des applications automatisées dans un contexte logistique qui reste principalement conventionnel.
3. L’automatisation poussée de la gestion des informations
Cette automatisation concerne les informations nécessaires au fonctionnement à haut régime de toute installation, même la plus traditionnelle, qu’elle soit mécanisée ou non.
Cette troisième voie, exigeante en matière de conception mais technologiquement moins critique à gérer, est celle que l’on observe le plus fréquemment. Elle couvre une très grande variété d’installations. Elle se caractérise par une plus grande capacité de reconversion et une meilleure flexibilité opérationnelle, avec des coûts et des délais de réalisation plus contenus, ainsi que moins de difficultés au niveau de la mise en œuvre.
Sur le plan de la conception, elle est toutefois souvent tout aussi complexe et délicate à réaliser.
Ces trois orientations différentes ont une nécessité commune :
la nécessité de mesurer les résultats obtenus, afin de vérifier la pertinence des choix techniques et économiques effectués par la direction de l’entreprise.
C’est pourquoi, dans la logistique moderne, on a recherché des indicateurs de performance toujours plus précis et mieux adaptés aux nouvelles exigences.
L’évolution des indicateurs de performance
L’évolution du système d’indicateurs permet une précision et une qualité toujours plus grandes dans la mesure, notamment par rapport à la concurrence du marché dans lequel l’entreprise opère et aux exigences des clients, devenus le premier référent à satisfaire.

La question de la mesure a conduit à accorder une attention croissante à la base de données qui soutient cette mesure, notamment grâce à l’utilisation de logiciels dédiés.
Le système d’indicateurs doit répondre aux exigences suivantes :
- sélectivité : peu d’indicateurs ;
- fiabilité : indicateurs fiables ;
- pertinence : indicateurs utiles ;
- rapidité : disponibles au moment nécessaire.
L’objectif des indicateurs de performance ne doit pas être uniquement de dresser le bilan de ce qui s’est passé dans l’entrepôt. Ils doivent surtout constituer un outil de contrôle de ce qui est en cours, afin de faciliter et de rendre immédiates les interventions de gestion et de réaffectation des ressources disponibles : personnes, espace, équipements, etc.
La mesure doit produire des améliorations en matière d’efficacité, d’efficience et de qualité de service.
Les indicateurs sont classés en fonction des objectifs qui leur sont attribués. Dans la diapositive suivante sont résumés les indicateurs principalement adoptés par les entreprises qui ont mis en place en interne une méthode de mesure scientifique.


Niveau de service : l’exactitude





